La poésie de Samuel Kramrr est à l’image de la succession des syllabes de son patronyme. Intrigante et polyphonique. Elle craque et claque au démarrage, s’arrondit ensuite. Presque moelleuse au centre, sensuelle en son ventre, avant le roulé boulé de ces deux R finaux dont on ne sait trop s’ils ronronnent ou s’ils grognent ni avec quel accent ils se psalmodient.
BIOGRAPHIE FICTIVE
Sam Kramrr est un monstre. Gargantua croisant Delgrès, Casanova et Œdipe. Personnage détestable, concupiscent et narcissique. Il ne parle quasiment que de lui, vit dans une tanière formidable, au carrefour de la caverne de la Méduse et du temple vaudou. Son atelier est un capharnaüm, un autel sans nom, dressé en l’honneur de Yemanja, Hendrix et mille et une déesses callipyges dont les figurines votives disparaissent dans d’inquiétants volutes au parfum tantôt capiteux, tantôt musqués, en tous cas très certainement empoisonnés.
Est-ce pour tout cela que certaines des strophes é-grainées ici nous captivent ? Allez-savoir…
Aimer la poésie c’est savoir lire dangereusement.
Edition crépusculaire :
Préface par Max Rippon – Couverture par Cédrick Boucard
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